| Où il est fait mention d'un certain type dénommé Juju... (!!?)
Développé par TAD Corporation, c'est
en 1989 que Juju Densetsu (La Légende de Juju)
sort en arcade au Japon. Et là, vous êtes censés vous
demander : "Mais qu'est-ce qu'il nous raconte ? He ! Ho ! Bougre
d'âne, on est là pour lire un dossier sur Toki, pas sur un
Joujou D'En-Dessous japonnais !". "Du calme, j'y viens
!" vous répondrais-je, car la license sera achetée
par Fabtek pour le marché américain et le jeu sortira quelques
mois plus tard sous le nom de Toki. Courant 90, il inondra
les salles d'arcade occidentales. |

Juju n'est pas content, mais alors pas content du tout...
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Les conversions de ce hit mondial verront le jour en 1991. Tout d'abord
adapté sur Spectrum, Commodore 64, Amstrad, Atari ST et bien
évidemment Amiga, une version Megadrive sortira ensuite avec
des graphismes et des aires de jeu "remaniées", tranchant
nettement avec l'original et disons-le franchement, plutôt moche !
Pour le présent dossier, j'ai délibérément choisi
de comparer les deux plus belles versions de Toki ou la
Légende de Juju, l'originale évidemment,
c'est à dire la version japonaise arcade (Juju Densetsu), et
la version Amiga (Toki) éditée par Ocean
et développée par Michel Janicki (programmeur),
Philippe & Lionel Dessoly (graphismes) et Pierre-Eric
Loriaux (musiques et effets spéciaux sonores).
Vookimedlo, un mec pas très clair...
Avant de passer en revue chacun des six niveaux du jeu, revenons un instant
sur l'intrigue :
"Toki aka Juju et Miho, sa fiancée, coulent des jours
paisibles sur leur île. Jusqu'au jour où l'infâme
Vookimedlo, un sorcier frustré de l'île d'à côté,
envoie Bashtar l'un de ses sbires kidnapper Miho, qu'il convoite depuis
bon nombre d'années. Arrivant trop tard sur les lieux de l'enlèvement,
Toki est transformé par son nouvel ennemi en un humble singe
cracheur de boules incendiaires. Bien que dégoûté
de la vie, Toki ne se laisse pas abattre et part illico sur les traces
de cette charogne de Vookimedlo et de sa horde abjecte..."
Voilà la toile de fond sur laquelle repose le jeu et ça semble plutôt
mince, enfin bon, on commence à avoir l'habitude, Toki est un
jeu d'arcade après tout.
Commençons par l'intro du jeu; elle dépeint l'enlèvement de Miho
et la transformation de Toki. Plutôt bien réalisée
avec les sprites du jeu, elle a le mérite d'être représentative
de ce qui nous attend par la suite. Les décors sont colorés
et les personnages bien dessinés, bref ça promet...
Première différence entre les deux versions, la résolution
d'affichage. En arcade elle est de 256x240, par contre sur Amiga, elle
n'est que de 224x200. Si cette différence notable importe peu
lors de la présentation, nous verrons qu'il n'en est évidemment
rien lors des phases de jeu.
Deuxième différence, elle est d'ordre graphique et là,
on est plutôt agréablement surpris, car on constate que
la version Amiga n'est pas qu'un simple portage de la version Arcade,
mais qu'au contraire, sprites et décors ont été
retravaillés. Sur Amiga, les couleurs sont certes moins nombreuses
(32 au lieu de 1024 o_O), mais elles sont
beaucoup mieux contrastées, c'est flagrant.
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Une version Amiga sexiste ?
C'est un titre peut-être légèrement exagéré,
mais en comparant les deux versions de Miho, kidnappée par Bashtar,
on est en droit de se poser la question. Les images parlent d'elles-même,
sur la version Amiga, la robe de la jeune fille est en lambeau et sa
poitrine est carrément découverte, alors que la version
Arcade propose une Miho beaucoup plus décente. Enfin, tout le
monde sera tout de même d'accord pour dire que la version Amiga
est beaucoup plus réussie... :))

Quand à Vookimedlo, il est fidèle à lui-même dans
les deux versions, il est... comment dire... zarb.
Un partout, la balle au centre...
On l'a vue, la version Arcade est clairement supérieure en terme
de qualité technique (résolution aventageuse, plus de
couleurs...). Pourtant, la version Amiga n'est pas en reste, et malgré
les défauts inhérents à la sous-exploitation de
ses capacités graphiques (un overscan aurait été
le bienvenu), elle propose des graphismes fidèles, mieux contrastés
et un "humour" décapant...
Voilà pourquoi, au terme de cette première partie, il
est très difficile de pouvoir prédire quelle version sera
la meilleure. Aussi, continuons notre tour d'horizon, pour nous intéresser
aux armes et différents bonus que propose le jeu.
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Sur Amiga Miho se dénude...

Juju arrive à la rescousse... trop tard !
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