Amiga - 1990 - Advantec - Rainbow Arts

S'il est un jeu sur Amiga qui me tienne particulièrement à coeur, c'est bien Z-Out. Commençant classiquement, comme bon nombre de shmups, Z-Out ne révèle réellement son originalité et sa valeur qu'à partir du cinquième niveau où un autre graphiste, Thomas Klinger, prend le relais de Matthias Hauser. Pourtant de nombreux indices augurant d'une fin magistrale étaient présents dès le début du jeu, micro témoignages de l'affection des deux graphistes pour la biomécanique de Giger. J'ai regroupé à droite et ci-dessous les éléments que j'ai pu relevés dans les quatre premiers niveaux, coroborant la remarque précédente...

Niveau 1

La forme phallique... récurrente chez Giger.
Niveau 2

Boss - niveau 2

Niveau 4

Le niveau 5 à lui seul est un véritable hommage au travail de l'artiste, que ce soit dans sa conception que dans l'atmosphère opressante qu'il distille.

Graphiquement, les fondamentaux qui font la force du style de Giger sont présents. Les couleurs vont du noir au beige, les formes de certains sprites, nous le verront, s'inspirent directement de certaines de ses oeuvres. De plus, de ce niveau transpirent des sensations de claustrophobie et de moiteur désagréable engendrées par l'étroitesse de certains passages et la présence quasi permanente d'un élément liquide plus que douteux.

J'ai placé ci-dessous tous les sprites de monstres se rapprochant, voire correspondant "trait pour trait" au style alien-esque.


Niveau 5 - Il faut avoir les yeux partout !

Une couveuse


Une larve
Le décor n'est pas en reste puisque l'on y décèle de nombreuses similitudes avec le style de Giger : enchevêtrements de tubes, de coussinets, de membres, de carcasses de ce qui ressemble à des voitures (ça, c'est déjà plus original !)... et de formes phalliques bien dissimulées. Le parfait mélange pour coller parfaitement au style biomécanique.
Le niveau 6, dernier niveau du jeu, s'inspire également de l'univers de Giger, mais sur un ton différent. Ici, finie la sensation de claustrophobie que distillait le niveau précédent, on est face à ce qui ressemble à un immense vaisseau, qui au fil de votre progression se révèlera être la Reine Alien elle-même... Quelle meilleure illustration de la biomécanique de Giger que ce monstre démesuré dont la chair s'allie étroitement avec la machine pour vous anéantir. Belle et terrible incarnation d'une terreur censée vivre aux confins de l'espace.

Petite anecdote, en ce qui concerne les côtes de la bêtes, si leurs formes vous interpellent, je vous conseille de jeter un oeil rapide sur l'image Landscape XX de Giger. Par descence et même si c'est de l'art que j'aprécie, je n'ai pas créer de lien direct vers cette image, que beaucoup de personne pourraient sans doute trouver trop "osée". J'en vois déjà se ruer sur Google pour faire une recherche... :)) Bien sûr, je peux me tromper et peut-être ne s'agit-il ici que de simples os... ;)

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