Les Shmups et l'AMIGA - [Conclusion]

Plus de quatorze années ! Voilà ce qu'aura duré cette merveilleuse aventure. A travers maintes attentes récompensées, maintes joies et quelques espoirs déçus, les shmups sortis sur Amiga nous auront fait vivre la plus palpitante et la plus riche des aventures.

La naissance du genre fut douce et les premiers shmups étaient plutôt rares. Le plus souvent, ils n'étaient que de simples portages Atari ST, la machine d'Atari étant encore en pole position sur le marché. De qualité discutable, donc, ils s'inspiraient le plus souvent de titres mythiques comme Space Invaders, Galaxian ou Defender, mais sans rien apporter de plus au titre original.

Dès 1988, c'est l'avènement du genre sur Amiga et le nombre de sorties explose. Pour la plupart, ce sont encore des conversions communes à l'Amiga et à l'Atari ST, mais déjà, on peut sentir qu'un vent nouveau est sur le point de souffler, quelques choses de réjouissant se produit, l'Amiga commence à accueillir des titres développés spécifiquement pour lui : StarRay, Scorpio et surtout Hybris font alors partie des premiers jeux à exploiter la machine de Comodore et, du coup, décuplent les ventes d'Amiga.

L'Amiga n'est plus dans les starting-blocs, il vient d'entamer une course éfreinée qui pourrait bien le mener jusqu'aux sommets... d'ailleurs 1989 est une nouvelle année phare et les titres sortent par dizaines; Alors, certes il y a beaucoup de déchets, mais Silkworm, Blood Money, Xenon II et surtout Battle Squadron vont une nouvelle fois propulser l'Amiga 500 au sommet des ventes.

A présent, plus rien ne semble pouvoir arrêter la machine, et 1990, bien que moins fournie, va encore accueillir des titres exceptionnels tels que Z-Out et Wings of Death. Une sorte de nivelage par le haut s'opère, et les navets se font plus rares, logiquement asphixiés par une concurrence d'un qualité exceptionnelle.

Aussi, le nombre de sorties décroit toujours, mais les bons jeux semblent de plus en plus nombreux. En 1991, Carcharodon, Sky High Stuntman, SWIV et Lethal Xcess en sont la preuve. Les recettes pour faire de bons jeux sur Amiga sont maintenant connues des développeurs et ils ne se privent plus de les appliquer.

1992 est l'Année, avec un grand A, du shmup sur Amiga; certes les sorties sont plus rares, mais les jeux qui vont pointer le bout de leur nez vont faire oublier tout ce qu'il y avait avant. Une nouvelle ère commence avec trois jeux devenus mythiques, ou tout du moins les plus emblématiques de la machine : Agony de Psygnosis remet les pendules à l'heure en matière de parallaxes somptueuses et d'atmosphère fantastique, Project X repousse les limites du techniquement possible avec du plein écran et de la transparence dans un jeu classique mais survitaminé, et enfin, Apidya est comme la cerise sur le gâteau, un shmup fantastique à la jouabilité typiquement Arcade et aux musiques inoubliables. Quelle année exceptionnelle !

Si 1993 n'est pas non plus une année faramineuse en terme de sorties, il suffit de citer Disposable Hero pour mettre tout le monde d'accord. Ce jeu est splendide, ultra jouable et ses musiques sont épatantes. Il devient du même coup mythique.

Malheureusement, 1994 arrive et sonne le glas de Comodore... :'(
Les ventes s'écroulent et logiquement, les éditeurs quittent le navire qui, en fait, coulait déjà depuis quelque temps. Les sorties en version AGA de Banshee et Tubular Worlds n'y changeront rien, l'Amiga semble vivre ses dernières heures.

Alors que les Playstation et autres Saturn se régalent des restes palpitants de l'Amiga et innondent le marché de titres 3D (qui aujourd'hui ont bien mal vieilli), ce dernier vivote grâce à la passion de développeurs qui ne semblent pas prêt à lâcher la machine. Du coup, d'excellents titres vont sortir sur plusieurs années, des titres tels que Mega Typhoon, XP8, Powder, Starbirds et T-Zero, qui vont prolonger l'espoir; l'espoir de voir renaître un jour une machine d'exception qui vit toujours à travers nous.

L'avenir nous dira si tel le Phoenix, l'Amiga sera capable de renaître de ses cendres. En tout cas, si aujourd'hui quelques solutions de nouvelle génération émergent difficilement, elles semblent encore bien loin de pouvoir reproduire l'exploit accompli par les machines de Commodore. Mais ne les enterrons pas trop vite car il est plus qu'évident aujourd'hui que l'esprit Amiga est toujours bien vivant et qu'il ne demande qu'à s'épanouir...

 

En espérant que vous avez apprécié cette rétrospective non exhaustive des shmups sur Amiga, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon jeu.

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Amiga Chapter.One - © Aligarion