Développé par Devinart
et distribué par 21st Century Entertainment,
Deliverance sort en 1992 sur Amiga.
Bon, alors, commençons par ce qu'il y a de plus sympathique
dans Deliverance : les graphismes.
En effet, disons-le sans détour, Deliverance est graphiquement
de bonne facture. Affichant 32 couleurs pour le premier plan, les
décors sont dans l'ensemble plutôt réussis.
Seul le deuxième monde pouvant donner une légère
impression de monochromie due au choix des couleurs et au fait que
certains monstres arborent la même palette que le fond.
En parlant de monstres, leur design est réussi et ils évolueront
tout au long de votre progression.
Les boss qui ponctuent chacun des quatre mondes sont vraiment très
bien réalisés et sont, pour la plupart, d'une taille
impressionnante.
Côté sonore, le tableau est beaucoup moins réjouissant,
puisque Deliverance ne vous propose aucune musique durant le jeu.
Seule une composition musicale vous accueillera et en plus, elle
n'est pas inoubliable. Les bruitages sont convaincants, mais malgré
l'absence de musique, j'ai peine à croire qu'ils utilisent
les quatre voix de l'Amiga... Passons.
L'animation est à la hauteur : les monstres et votre personnages
évoluent sans difficulté et le scrolling multidirectionnel
(dans les monde un et trois) et plutôt lisse, même s'il
a quelques fois tendance à gigoter avec les déplacements
de votre guerrier.
Niveau maniabilité, je n'ai pas été convaincu.
En effet, j'ai trouvé qu'il était délicat voire
impossible d'éviter les assauts répétées
des ennemis, tant il faudrait pouvoir tirer dans toutes les directions
en même temps.
Au final, si Deliverance est un jeu qui mise beaucoup sur des graphismes
au dessus de la moyenne et des sprites de tailles impressionnantes,
l'absence cruelle de musique et la jouabilité plus que perfectible
nuisent énormément à son intérêt
global.
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