Développé
par Arc Developments et édité par
Activision, Dragon Breed sort
en 1990 sur Amiga.
Qu'en est-il de ce Dragon Breed au gameplay bien alléchant
qui n'est pas sans nous rappeler l'excellent Saint
Dragon ?
Comme d'habitude,
commençons par la partie graphique du jeu. Pour ceux qui
ont eu l'occasion de s'essayer à la version Arcade, oubliez
ce que vous avez vu, car évidemment, cette conversion Amiga
en est assez éloignée. Tout d'abord, les couleurs
sont au nombre de 32 et parviennent moyennement à restituer
l'ambiance Arcade. Disons qu'elles sont un peu fade. Heureusement
pour nous, les programmeurs ont eu l'excellente idée de conserver
la parallaxe, ce qui permet d'apporter de la profondeur au jeu;
parallaxe qui , soit dit en passant, défile plus vite que
le premeier plan... allez comprendre. On notera également
que la taille de l'écran, si elle est plus faible qu'en Arcade,
est loin d'être ridicule; on a droit à un honorable
320x200, ce qui n'est malheureusement pas le cas de toutes les productions
de l'époque...
L'animation, quant à elle, est sans faille et restitue quasi
intégralement les sensations de l'arcade. Les scrollings,
ce qui ne gâche rien, sont d'une fluidité exemplaire.
C'est un vrai plaisir que de slalomer entre les monstres (moins
nombreux qu'en Arcade) et de voir votre dragon tordre sa queue en
fonction de vos déplacements.
Côté ambiance
sonore, on a le choix entre musiques et bruitages, ce qui n'est
pas un mal dans ce genre de jeu. Si les musiques sont plutôt
fidèles aux compositions originales, elles restent lassantes
et certaines, notamment la première, sont presque énervantes,
tant la mélodie est naze...
On regrettera toutefois
quelques bogues bien ennuyeux qui viennent entâcher le plaisir
de jouer, j'en citerai deux :
- Certains ennemis possèdent un masque de collision qui dépasse
très largement les limites de leur sprite (les monstres rouges
du niveau 2).
- Plus grave, il arrive très souvent que certains tirs du
joueur soient retournés à l'envoyeur, ce qui conduit
inévitablement à la mort. Je parle ici de bogue car
cela n'arrive ni dans la version Arcade, ni dans la version ST et
est la plupart du temps mortel d'où un fort sentiment de
frustration bien légitime.
Côté
difficulté, une fois que l'on a compris les rouages de chaque
niveau et que l'on sait où se placer pour survivre (même
en lâchant les commandes !), il est possible d'aller assez
loin, à condition que nos efforts ne soit pas balayer d'un
revers de la manche par l'un des bogues que j'ai évoqués
précédemment.
Au final, Dragon Breed est un shmup horizontal honorable
qui s'il ne brille pas par sa réalisation donne l'impression,
du moins au début, d'être original... l'originalité
de son gameplay étant vite étouffée par le
caractère quelconque se dégageant de certains niveaux.
On retiendra surtout de ce jeu que le personnage est très
maniable et que certains boss sont plutôt originaux et plaisants
à combattre (bien que leur IA ait été poussée
au minimum).
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