Développé par Jonathan
Small & Sasha Jungnickel et distribué par Attic,
The Oath (Le Serment) sort en 1991
sur Amiga.
Dès les premiers instants de jeu, le tableau est dressé,
The Oath n'est pas un jeu qui a l'intention de révolutionner
le genre sur Amiga.
Techniquement parlant, The Oath est suffisamment digne pour proposer
une parallaxe de fond, générant un scrolling différentiel
de bonne facture. Par contre, on se rend vite compte qu'il est difficile
de distinguer parmi les éléments du premier plan,
ce qu'il faut éviter, tant certains sont très sombres
et donnent l'impression d'être en arrière plan.
Autre piège, dans le niveau deux, les premiers et second
plans présentent des décors aux couleurs identiques,
d'où une confusion immédiate, fatale la première
fois...
A cela vient s'ajouter un masque
de collision honteusement disproportionné, dépendant
de l'arme greffée sous le vaisseau, accrochant souvent le
décor et handicapant la progression... dommage.
Graphiquement, donc, il y a de quoi être satisfait : même
si les décors peuvent semblés ternes au départ,
ils s'améliorent par la suite et dégagent une certaine
crédibilité. On ne criera toutefois pas au génie,
tant les niveaux quatre et cinq semblent largement s'inspirer de
ceux de Xenon II.
D'un point de vue sonore, si les bruitages sont correctes, on notera
que les voix digits annonçant les options semblent être
éructées par un larynx de fumeur. Pas terrible, terrible...
Les musiques quand à elles (une par niveau) sont plutôt
bien orchestrées, mais pas inoubliables (La preuve, je les
ai déjà oubliées...). Surprenant quand on sait
qu'elles ont été créées par Rudolf
Stember, le papa des excellentes musiques "in-game"
de Z-Out. Là aussi, on pourra leurs
trouver quelques ressemblances avec des musiques de titres existants;
je n'en dirai pas plus...
Côté maniabilité, pas de problème, le
vaisseau obéit au doigt et à l'oeil à vos solicitations.
Par contre, du fait des problèmes de collisions déjà
évoqués, on ne peut pas dire que la jouabilité
soit parfaite, loin de là. Un gros regret...
La difficulté est correcte, dans le sens où elle
ne pénalisera pas d'emblée les débutants. A
noter que les boss sont plutôt inégaux de ce point
de vue là; si la plupart sont assez facile à anéantir,
le mécha du niveau trois se révélera être
bien plus coriace que ceux qui suivront. Bien sûr sans atteindre
la difficulté du dernier boss.
En résumé, si The Oath est un shoot plutôt
agréable qui a su tirer son inspiration là où
il a pu, on ne pourra que regretter que la jouabilité soit
quelques fois plombée par des problèmes de palette
ou de masque de collision trop imposant. Un jeu à essayer,
sans pour autant l'adopter...
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