Développé par WJS
Design et distribué par Psygnosis,
Ork sort en 1992 sur Amiga.
Une chose est sûre : jouer à Ork ne laisse pas indifférent;
soit on aime, soit on déteste. Alors, essayons de comprendre
pourquoi une telle passion autour de ce jeu. (là, j'en rajoute,
mais vous l'avez déjà compris...).
Graphiquement, je ne pense pas que l'on me contredira si je dis
que ce jeu est magnifique. Proposant des décors bio-organiques,
affichant 64 couleurs sur trois plans de toute beauté, Ork
est clairement un hymne au fantastique et à l'étrange,
recette déjà exploitée avec succès par
les pontes de chez réflections. Dans Ork, on n'en finit pas
de croiser des êtres surnaturels et flippants, hommages à
la trilogie Shadow of the Beast.
Par contre, tout comme dans Agony, on ne
pourra que regretter que les monstres que vous affrontez arborent
le plus souvent les mêmes couleurs que les décors dans
lesquels ils évoluent. Un petit bémol, donc, mais
rien de dramatique.
Côté sonore, l'écran titre propose une musique
de bonne facture, très longue et se laissant écouter
avec plaisir. Par contre, pendant le jeu, vous n'aurez droit qu'à
des bruitages; sulfateuses lourdes sur fond de gémissement
venus de loin. Pour ma part, c'est un petit regret. J'avais lu dans
le Génération 4 de l'époque,
testant Ork : "La musique quand tu meurs, elle
est à mourir". Et, en effet, cette musique,
toute en guitare électrique, je la trouve magnifique. Peut-être
l'aimerez-vous aussi... quand vous mourrez (ça viendra vite,
gniark, gniark !)
Niveau animation, c'est du tout bon, les trois splendides parallaxes
glissent les unes sur les autres sans l'ombre d'une saccade et tout
le reste est animé à la perfection.
Bon, je ne vous cacherai pas que la maniabilité n'est pas
au poil, en effet, vous constaterez par vous même que pour
pouvoir changer de direction, il faut d'abord se retourner. Donc
ça prend plus de temps, mais la plupart du temps, vous n'en
avez pas... du temps.
De plus, que c'est dur. Alors, déjà, y'a plein de
bestioles partout et en plus pour les toucher, il ne faut pas être
gêné par les décors car, quelques fois, la moindre
herbe folle bloquera votre tir. Ça, ça ne le fait
vraiment pas.
En résumé, si Ork est pour moi très abouti
graphiquement, hormis le petit problème de confusion entre
les ennemis et les décors, j'aurais aimé, étant
donné la difficulté titanesque du jeu que la maniabilité
soit meilleure. cela dit, ne vous y trompez pas, même avec
ces petits défauts, Ork est un jeu auquel on joue avec plaisir,
ne serait-ce que pour résoudre les puzzles dont il est farci.
N'oubliez pas les codes (pages 1
et 2).
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