Développé par la célébrissime
"Team" Atlanteq et édité par
SR-71, Steel Saviour débarque
sur PC sous forme de démo téléchargeable en France
dès août 2004. Jusque là, rien de bien vendeur, Atlanteq
et SR-71... connais pas, Steel Saviour est un shoot'em up (réservé
aux inconditionnels... comme moi) et pour couronner le tout, la démo
fait la bagatelle de 228 Mo, ce qui signifie : "petites connexions,
passez votre chemin ! Allez, circulez, y'a rien à voir !".
Bon, je regarde vite fait les images que propose JeuxVidéo.com
et là, mon sang ne fait qu'un tour... je suis pétrifié,
mes yeux passent avidement d'une image à une autre, j'ai la chaire
de poule... Pour débutter comme il convient ce coup d'coeur consacré à Steel Saviour, permettez-moi de vous narrer dans les grandes lignes l'histoire du jeu prenant place devant mes yeux ébahis...
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"Il fut un temps où l'humanité maîtrisait
les éléments, le pouvoir de l'eau, la chaleur du feu, la
pureté de l'énergie et la voix du vent. Elle se servit de
ce pouvoir pour bâtir une civilisation, certes glorieuse mais insatiable.
Aussi, il arriva un jour où les hommes, avides de nouvelles conquêtes,
creusèrent la terre jusque dans ses entrailles et réveillèrent
une chose qui n'était pas supposée être dérangée. |
![]() L'humanité s'est progressivement éteinte... |
Tout ce qu'il reste aujourd'hui est un désert que brûle un soleil cruel, où les quelques survivants errent sans but et sans espoir. Tous, sauf un homme qui un jour découvre une machine ayant appartenu aux anciens, une créature volante faîtes d'acier qui le conduira jusqu'à un passage sous-terrain, où son aventure semble devoir commencer et les questions qui le hantent rapidement trouver leur réponse... Côté scénario, pour un shoot'em up, on avait été
habitué à pire, voire à rien du tout. Notez ici l'astucieuse
analogie faîtes avec Le Seigneur Des Anneaux, où
les nains de la Moria creusèrent trop profondément et avec
trop d'avidité et réveillèrent leur propre fléau,
un Balrog de Morgoth, un démon de l'ancien temps. "Son périple le conduira dans un monde sous-terrain qui ne dort jamais, où les éléments, depuis longtemps disparus de la surface, bouilonnent intrépides et dangereux. Un monde où des créatures hostiles, fléaux des anciens, maîtrisent les technologies qu'ils leur ont volées. Déjà, avertis de sa présence, ils se ruent à l'attaque..." Le trip de la bête que l'on tire d'un long sommeil et qui se déchaîne
pour nous anéantir est certes bien connu, mais toujours aussi efficace.
Surtout que ça fait plaisir de ne pas être agressé
pour la énième fois depuis les confins de l'univers par
une race alien belliqueuse. Dans Steel Saviour, l'ennemi dormait depuis
des lustres dans les entrailles de la Terre. Comment décrire ce qui se joue sous mes yeux. Difficile de rester lucides, tant tout semble merveilleux. Commençons donc par les caractéristiques techniques de Steel Saviour. Que constatons-nous, la résolution graphique de 640x480 apparaît doublé à l'écran afin de remplir en plein écran mon moniteur 19 pouces. Les couleurs semblent inombrables et elles le sont effectivement, apparamment plus d'une centaine de milliers. Quatre parallaxes plein écran défilent magistralement et le monstre d'acier que je contrôle réagit au doigt et à l'oeil. "Tout à coup, la première vague d'assaillants déferle sur moi telle une marée lumineuse mue par sa haine de l'homme. Armé de mon maigre canon, je la balaye, mais une autre se prepare déjà dans l'ombre à déferler avec plus d'animosité et de violence..."
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Les vagues se succèdent, plus belles et plus dangereuses les unes que les autres. Leur anéantissement systématique rapporte des points et contribue à remplir une barre appelée "Combo" qui permet de rapporter des options sous forme de capsules colorées libérées par l'ennemi. Que diriez-vous d'augmenter votre puissance de feu, de récupérer une "Smart Bomb", qu'ici, sur Amiga Chapter.One, on appelle également Pruneau Atomique, sorte de vague de lumière dévastatrice balayant les plus frêles ennemis et infligeant de sévères dégats aux plus coriaces. Vous avez perdu un de vos trois points de vie ? Qu'à cela ne tienne, récupérez une option d'énergie qui comblera ce déficite. La beauté des décors me submerge à nouveau. Une
chose est sûr, je suis déjà conquis par Steel Saviour
et je sais déjà que je suis en train de jouer au shmup "old
school" le plus réussi de tous les temps, et de loin. Mais tout à coup un monstre plus gros se dresse fièrement devant moi. Il ouvre une gueule béante d'où s'échappe un feu nourri et destructeur. Ma sulfateuse devrait s'avérer très efficace, aussi je canarde mon ennemi et c'est par un cri de victoire que j'accueille la fin de sa piètre existence. Je me relaxe, je crois avoir terminer le premier niveau. Pathétique erreur de débutant, sitôt aneanti, le scrolling se met à nouveau en branle... apparamment, je n'en ai pas fini avec ce premier niveau... je suis heureux ! Accompagné d'un déluge d'eau tombée d'on ne sait
où, une vague sans fin d'ennemi virulants déferle sur moi,
je ne puis les négocier tous ! Je n'abdique pas et les maintiens
hors de portée, mais je suis proche de perdre une nouvelle vie.
Argggg ! Que c'est dur ! Je suis enfin arrivé au terme du premier niveau. Je suis récompensé par des vies supplémentaires dont le nombre dépend de la quantité de bonus que j'ai récupéré pendant le jeu. Fondu au noir, je reprend mon souffle, le deuxième niveau se charge... non, en fait la démo s'arrête... je hurle mon agacement et mon dépit ! |
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| Enervé, je sors ma carte bancaire et relance le jeu pour cette fois-ci m'acquitter des 16 € HT et des 19,6% de TVA. Le jeu se relance rapidement et je m'aperçois qu'ayant terminé le premier niveau, je peux commencer directement à partir du deuxième. Je m'empresse donc de choisir cette option et d'appuyer sur "Start". | |
Ce monde de feu est encore plus beau que le précédent, une nouvelle fois, j'en oublie de respirer, subjuguer par les fantastiques images qui défilent devant mes yeux. Les mouvements des boss sont sublimes, ils s'étirent, se détendent, tournoient, mus par une fluidité sans égale. Porté par une frénésie destructrice, j'anéantis par dizaine des sbires, furieux de mes exactions. La suite est toujours à l'image de ce qui l'a précédée, mais en beaucoup plus beau... Comment est-ce possible ? Suis-je face au shmup ultime, alliance d'arts mirifiques et de gameplay impeccable. Et ces musiques qui se succèdent et qui tantôt vous bercent, tantôt vous bousculent, subtil mélange de techno atmosphérique et de rock savamment rythmé. Les bruitages sont savoureux, d'une justesse rarement atteinte. Mes tympans se délectent de cette avalanche de sons sans égal. M'avouant vaincu par tant de splendeurs visuelles et auditives, je me laisse porter par les événements, ivre d'une passion qui sans cesse se renouvelle et me submerge. |
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Steel Saviour est clairement une folie furieuse, un déchaînement artistique permanent. Mais que tout ceci ne vous fasse pas oublier que Steel Saviour est dur, très dur même. Malgré le niveau de difficulté que j'ai réglé au plus bas, je me casse les dents plus d'une fois face à cette déferlante. Mais je n'abdique point. Je suis déjà addict à ce jeu et je ne vis désormais que pour une chose : aller toujours plus loin... Vous l'aurez donc compris, Steel Saviour est pour moi un jeu exceptionnel, comme je l'ai dit plus haut, le shoot'em up "old school" ultime. Je n'en doute pas une seconde. Aujourd'hui, après être venu à bout des cinq niveaux gigantesques qui le composent, je ne saurais que vous inviter à télécharger ce jeu pour l'essayer. Mais vous êtes prévenu, vous risquer de vivre une expérience vidéo-ludique inoubliable dont vous reviendrez difficilement. Je ne peux faire mieux que de terminer ce premier Coup d'Coeur en vous proposant des images des niveaux deux, trois et quatre et vous laisse le soin de découvrir par vous même le cinquième et ultime niveau de Steel Saviour... Site officiel de Steel Saviour : http://www.steelsaviour.com/ Le test de Steel Saviour sur Shmup.com.
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Amiga Chapter.One - © Aligarion